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L’Eglise Saint-Pierre et Saint-Paul

 

L’église de Langon, classée « Monument Historique » est de style roman, et une des plus anciennes églises de ce style en Bretagne.

On atteste l’existence de Langon en 797, et, en l’an 850 Charles le Chauve reconnaît que les terres de Langon sont la propriété des moines de Redon.
En l’an 862 deux chapelles sont attestées : la chapelle Saint-Venier (devenue Sainte-Agathe) et la chapelle Saint-Pierre qui se trouvait à la place de l’actuelle chapelle de la Vierge placée dans l’église. La chapelle Saint-Pierre a été détruite et pillée par les vikings au IXème siècle.
Dans la première moitié du XIIème siècle (entre 1120 & 1190) les moines de l’abbaye Saint-Sauveur de Redon construisent sur les ruines de la chapelle Saint-Pierre l’église telle que nous la voyons pour la nef et les deux absidioles (l’absidiole est une chapelle construite autour de l’hémicycle). L’absidiole sud a été transformée en sacristie entre 1840 et 1846.

L’abside principale est ornée extérieurement d’arcatures saillantes reposants sur des pieds-droits formant des contreforts.
La chapelle côté nord est appelée Chapelle de la Vierge, elle a été construite sur les ruines de l’ancienne chapelle Saint-Pierre. Nous trouvons la fresque du Père Éternel qui date du XIIIème siècle. Elle a subi un réaménagement au XVIIème siècle. Cette fresque a été partiellement cachée par le retable réalisé aux environs de 1650 et nous voyons un tableau représentant la Vierge au Rosaire entre saint Dominique et sainte Catherine de Sienne. Il est daté de 1715 et est signé Roulleaux et fils de Rennes.
A gauche du retable nous trouvons une statue en bois vermoulu qui tient dans sa main gauche le livre des Évangiles. Cette statue, un diacre sûrement, vient de la chapelle de Roche (aujourd’hui détruite), et elle a été dédiée successivement à saint Christophe puis saint Etienne et enfin saint Laurent.
Dans le chœur nous remarquons, de part et d’autre, deux fenêtres « au carré » restaurées en 1976. En 1840 ces fenêtres étaient en ogive.
Le retable du Chœur est daté de 1715. Le tableau représente la scène de l’Annonciation : l’Ange venant annoncer à Marie qu’elle serait le Mère de Dieu fait homme.
Nous remarquons également les statues intégrées au retable qui sont de bonne facture rustique.
Le clocher dans la tour « carrée » a fait l’objet d’une reconstruction partielle de la tour du clocher au XVIIème siècle. L’aspect extérieur actuelle avec les clochetons date du début du XXème siècle.
Dans la nef nous pouvons remarquer la trace des anciennes ouvertures qui ont été fermées lors de la réalisation des bas-cotés.
En partie basse du lambris nous pouvons remarquer des trous sur toute la longueur et de chaque côté. Derrière ces trous se trouvent, noyées dans la maçonnerie, des poteries dites « acoustiques » attestées du XIIIème siècle qui permettaient d’assurer une bonne acoustique dans l’église en supprimant l’écho.
En tête de la nef, en arc triomphal nous voyons une peinture créée en 1920-1921 sur demande de Monsieur Grasland, par Ch. Randufreau et exécutée par un certain P. Galle. Cette peinture a été réalisée dans l’esprit roman du XIIème siècle.

Entre 1920 & 1922 les murs ont été recouverts d’une épaisse couche de chaux reprenant l’aspect initial du faux appareillage de pierres en peinture rouge. Cachant ainsi les anciennes décorations que nous retrouvons par endroits.
L’autel et l’Ambon que vous voyez ont été conçus afin de respecter les proportions de la porte du chœur (faible largeur) et, surtout conserver les panneaux décoratifs représentants le Christ et les quatre Evangélistes (saint Jean, saint Marc, saint Luc et saint Matthieu) qui à l’origine se trouvaient sur la chaire, placée à droite à l’entrée du Chœur, et qui avaient été démontée en début du XXème siècle. Dans les années 1960, ces panneaux avaient été intégrés dans un autel-bureau de face au peuple et qui avait pris place sur un estrade en avancée sous le clocher.
La conception voulait que ce mobilier s’intègre au maximum avec les boiseries du chœur tout en gardant une touche de modernité avec la couleur de la table. Vous remarquerez sur cette table les cinq croix qui représentent les cinq plaies du Christ.

Nous remarquons également dans le chœur un Christ en croix. Cette œuvre vient de Madagascar et a été offerte à la paroisse de Langon en 1980 en remerciement de l’aide apportée par les paroissiens pour la construction d’écoles et de ponts. Ce Christ est très expressif : il semble appeler les riches à soulager les pauvres, leur rappelant de « regarder » près d’eux.

En fond de l’église sur la droite nous trouvons les fonts baptismaux à double cuve polygonal du XVIIème siècle avec au-dessus un dais appuyé par des colonnes sur une balustrade à pilastres tournés. Une couronne interrompt l’élan des huit arbalétriers courbés vers le fleuron.
En revenant vers la sortie nous voyons une trappe qui nous permet de retrouver les anciens sols de l’église qui étaient réalisés en tomettes et palissés. Cet ancien sol a été recouvert d’une dalle en ciment bouchardée agrémentée de frise en mosaïque.

 

L’église de Langon a été fermée pendant 15 ans et la commune a réalisé les travaux de remise en état de 2014 à 2019.
Le montant global des travaux réalisés par la commune est de 2,5 millions d’euros dont 26 % à la charge de la commune.