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[PRESSE] Les Anges gardiens dans la presse

Les médias relaient l’action des Anges gardiens redonnais !

 

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Ci-dessous l’article de Ouest-France (réservé aux abonnés sur leur site)

 

« Coronavirus. À Redon, les paroissiens lèvent une armée d’Anges gardiens !

La paroisse Saint-Conwoïon se mobilise face à la crise sanitaire du coronavirus. Des bénévoles aident les services du centre social, pendant que d’autres contactent les personnes isolées pour être à leur écoute. Un temps de prière à distance est aussi mis en place… Tout cela est le fruit des Anges gardiens, une armée invisible pour lutter contre l’isolement.

Irénée de Poulpiquet fait partie des Anges gardiens.
Irénée de Poulpiquet fait partie des Anges gardiens. | IRÉNÉE DE POULPIQUET 

« C’est avec tristesse que nous vous annonçons ne pouvoir célébrer avec vous ni les messes dominicales ni les messes de semaine, jusqu’à nouvel ordre. Cependant, soyez assurés que nous vous portons bien dans nos prières, et que vos intentions sont confiées au Seigneur dans l’eucharistie quotidienne que nous célébrons en privé. » Comme la grande majorité des activités non essentielles partout en France, la paroisse Saint-Conwoïon est à l’arrêt depuis mardi midi. Mais elle ne s’est pas contentée de ce petit message posté sur son site internet et les réseaux sociaux.

 

Prêts à aider le CCAS dans ses missions

Dès le samedi 14 mars, les paroissiens se sont mobilisés. « Vu la vitesse à laquelle les choses évoluaient, on s’est dit qu’il fallait anticiper le stade 3 et la possibilité qu’on ne puisse plus voir les personnes isolées », raconte le Père Nicolas. Plusieurs scénarios sont envisagés : faire les courses à leur place, continuer les visites… Ils se tournent finalement vers l’option la plus « responsable » : « Certaines choses doivent passer par des professionnels et nous devons aussi montrer l’exemple en respectant le confinement. »

Deux groupes de bénévoles ont été constitués : l’un est composé d’une douzaine personnes majeures, jeunes et en bonne santé, prêtes à aider le Centre communal d’action sociale (CCAS) dès que le besoin se fera sentir.

Dans l’autre, on trouve des scouts, des lycéens, des paroissiens, des membres d’associations comme le Secours catholique… Leur mission ? Appeler régulièrement les personnes isolées.

À l’écoute des personnes isolées

« Nous avons lancé cela il y a deux jours (jeudi, N.D.L.R.), donc le bouche-à-oreille commence juste. » Déjà, une dizaine de personnes se sont manifestées. « L’idée, c’est de passer quelques coups de fil par semaine, pour s’assurer que la personne va bien, prendre le temps d’échanger et surtout d’écouter. On va tisser cette relation qui passe de la charité à l’amitié », estime le prêtre de 27 ans.

Ceux qui participent à cette initiative sont les Anges gardiens. « Le nom m’est venu d’une parole de Benoît XVI, qui parle des anges gardiens comme une présence invisible, d’une grande aide et d’un grand réconfort, que l’on peut lier par la prière. Cela correspond tout à fait à notre action », pointe Nicolas Esnault.

Le père Nicolas Esnault a trouvé le nom des Anges gardiens en se souvenant d’une parole de Benoît XVI. | ARCHIVES OUEST-FRANCE 

Une prière commune

Enfin, ils proposent de « rester unis par la prière », en priant quotidiennement l’Angélus, à 12 h et 19 h, et les Complies. Chacun chez soi. « L’idée, c’est que ces personnes fassent une prière à l’Esprit Saint, pour inspirer les bénéficiaires, les bénévoles et ceux qui en ont besoin. »

Ces bonnes idées inspirent d’autres paroisses. Rennes et une paroisse du Val-de-Marne vont picorer des idées. « La période est propice pour renouer des relations de proximité, de solidarité et de simplicité. Face à cette situation nouvelle, il est stimulant de renouveler notre approche pastorale. »

Des enterrements en petit comité

On le sait, les enterrements doivent se faire en petit comité, pendant cette période de confinement. L’église reste fermée. À la place, le prête se déplace directement au cimetière, où il retrouve la famille. « La principale différence, c’est qu’il est seul à pouvoir bénir, pour des raisons sanitaires. Les personnes comprennent bien que la situation exceptionnelle amène à une façon exceptionnelle de célébrer les obsèques. Elles apprécient qu’on continue à se déplacer pour les accueillir et aider à avancer sur le chemin. »

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